TSF MILLET 2012

Date : 11 et 12/02/2012

 

Niveau : 2700 et 2000 m de D+

 

Partenaire : Thomas

 

Remarque : Très beau, très dur

 

 

C’est par une grosse claque que nous sommes entrés dans le monde de la compétition de ski alpinisme il y a 15 jours à la pyramide d’Oz. Ce weekend, nous continuons l’apprentissage à la TSF Millet.

La course, réputée comme étant la deuxième course de ski alpinisme en France après la Pierra Menta, se déroule sur 2 jours pour environ 5000 mètres de dénivelé.

 

 

Jour 1…2700 m de dénivelé, 2 portages.

 

 

 

 

 

Le troupeau est lâché à 9h15 depuis Cropt avec un bon -15°C au compteur. A ces température, l'objectif est de ne pas geler la pipette histoire de ne pas mourir déshydraté... On y parviendra en prenant soin de bien ranger le tuyaux dans la combi. Le départ s'apparent un peu à une boucherie et l’idée est donc de tenir les 2 premières minutes sans péter un ski, perdre les peaux ou se faire crever un œil… Après ça on attaque la première montée au train avec un petit portage en dessous du refuge de Rosairy avant d’atteindre le col des Frête. On redescend au refuge et bim on attaque la montée au petit Bouton où nous croisons Anne venu braver le froid pour nous encourager. Jusqu'ici, tout va bien !

 

 

 

Portage sous le refuge de Rosairy (source : http://www.monts-et-sommets.com)

 

 

 

 

 

 

 

Montée au petit bouton

 

 

 

Mon frère en direction du fauteuil

 

 

 

En direction du Fauteuil, je ferme la marche (enfin après le chien)

 

 

 

C’est avec le jambon bien ferme que nous descendons au bouton pour enquiller le deuxième portage puis finir en peau pour atteindre le pied du mur. Mon frère en chie et m’annonce qu’il est cuit… Merde, il reste encore 400 m de D+… On descend vers le sentier Vorets, on repeaute et hop, direction le fauteuil  par une longue montée dans une combe de type congélateur… Au début de l’ascension je décide de prendre mon frère à l’élastique pour l’aider dans la montée, mais celui-ci pête au bout de 10 minutes… Il va falloir qu'il se démerde.

 

Voilà, le sommet, au soleil, est atteint. Maintenant, on va achever les cuisses avec 1300 mètres de dénivelé à descendre dans toutes les sortes de neiges possibles… Nous bouclons cette première journée en 4h10 à la 103 ème place… A noter que nous avons eu pas mal de problèmes avec les peaux qui avaient un mal fou à tenir avec ce putain de froid. Résultat, on perd sans doute 4 ou 5 places à cause de ça.

 

Jour 2…2000 m de dénivelé, 3 portages.

 

 

 

 

 

A 9h00 le départ est donné par un coup de carabine sous l’aiguille... A l’ancienne quoi ! Même topo qu’hier, ça joue des coudes pour se placer… Nous montons en direction de l’Aulp du Fier d’en haut  par un chemin dans les bois. Je suis persuadé que pour espérer faire un meilleur classement nous devrions partir plus vite.  Je suis bien en canne et je gratte donc un peu de monde mais je vois bien que derrière, mon frère ne suit pas vraiment.

 

 

 

Première montée vers l'Aulp du fier d'en haut

 

 

 

Arrivés au niveau de l’Alpage, j’attends mon frère et le prends à l’élastique.  Nous nous dirigeons maintenant vers le sommet de la Goenne.  Pour atteindre ce point, il faut remonter un couloir skis sur le dos et crampons aux pieds, longés sur une corde fixe. Malheureusement, ce passage technique provoque un gros embouteillage et nous faisons du surplace pendant je pense 10 minutes…

 

 

 

Sous la Goenne (source : http://www.monts-et-sommets.com)

 

 

 

Paye ton entonnoir...

 

 

Au sommet, nous basculons vers le lac du Mont Charvin avant de repeauter pour monter jusqu’au pas de l’Ours. Là encore nous mettons l’élastique et j'imprime le rythme. Au pas de l’Ours, on renfile les crampons pour un petit bout de l’arête du Charvin. Les organisateurs ont zappé le sommet en raison des risques d’avalanche.

 

 

 

Arête du Charvin (source : http://www.monts-et-sommets.com)

 

 

Une longue descente nous amène maintenant au fond du ruisseau. A partir de là, je commence à franchement souffrir. Nous remontons en direction de l’Aulp du Fier d’en haut où sont installés tous les spectateurs dont Anne, puis nous poursuivons l’ascension jusqu’à la Rouelle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 La gueule ouverte !

 

 

 

 

 

 

L’ambiance qui règne au niveau de l’Aulp et les encouragements de Anne me redonne un peu la caisse…J’arrive encore à imprimer un bon rythme pour la dernière ascension mais malheureusement, au niveau du dernier portage, un problème avec mes crampons nous fais perdre 2 ou 3 minutes et sans doute autant de places…

 

 

 

Ambiance à l'alpage

 

 

 

Anne aux encouragements

 

 

 

Arête de la Rouelle (source : http://www.monts-et-sommets.com)

 

 

 

Les seconds jeunes je pense...Tarté !

 

 

Dernière descente plein balle avant de s’avaler les 120 derniers mètres de dénivelé et de rejoindre  l’Aulp du Fier d’en haut  où se joue l’arrivée. Ces 120 derniers mètres sont une vraie souffrance et c’est la gueule grande ouverte que nous bouclons cette étape en 3h30 à la 105 éme place.

 

 

 

 Arrivée la gueule ouverte !!!

 

 

 

 Debriefing avec Daniel, le pote de Anne ;-)

 

 

Au général, nous finissons 102 ème sur 161 équipes au départ. J’espérais finir dans les 100… on n’était pas loin !

 

L’analyse poste course me fait dire qu’il faut vraiment prendre des risques au départ pour espérer faire un classement honnête. En effet, une fois placé après le départ, tu dois accepter le rythme pour toute la première ascension et si celui-ci est un peu faible et ben c’est cuit tu ne reviendra pas... Les manips et les soucis techniques ont également une grande importance et c’est ce qui rend ce genre de compétition vraiment sympa.

 

A refaire rapidement !



14/02/2012
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