SAINTELYON 2010 (68km / 1300m de D+)

Date : 5/12/2010


Niveau : 68km 1300m de D+


Remarque : Hardcore !



L'année dernière en arrivant complément fracassé du relais à 2 de la Sainté-lyon je m'étais dis « c'est mort, je ne ferais jamais cette putain de course en solo ».

Résultat, samedi soir à 00h00 j'étais sur la ligne de départ prêt à m'envoyer les 68 km pour retrouver Lyon et la douzaine d'huîtres qui m'attend chez mon frangin. Mon frangin, largement aussi timbré que moi, est à mes cotés.

Le petit plus de cette année sont les 30 cm de neige qui sont tombés dans la semaine et qui pour une grosse part sont encore là avec leur copain le verglas…

Le problème de l'équipement m'a donc perturbé toute la semaine et s'est conclu par l'achat d'une paire de yaktrax le samedi matin et par l'option chaussure de route (des Adidas Boston).

 

Krupicka et Roes étant mes nouvelles idoles, je décide de me faire cette course en style ricain. Le style ricain en course à pied c'est comme le style alpin en alpinisme à savoir plus c'est light plus c'est bon.

 

Sur la ligne je suis donc équipé d'un porte bidon à main, d'un collant, d'un maillot Odlo warm et d'un coupe-vent light. Sur la tête, on trouve un bonnet une frontale Myo rxp et un buff avec en dessous un énorme cerveau. Je me suis également confectionné une sorte de banane dans laquelle j'ai fourré mes gels et recharges de poudre.

 

Voilà, c'est minuit, en avant Guingamp !



Le programme des réjouissances



Nous sommes bien placés sur la ligne et les 6 premiers kilomètres de plat sur le bitume se passent à un bon rythme, je dirais entre 12 et 13 km/h. Le seul bémol pour l'instant vient de mon sac banane qui ballotte beaucoup trop pour mes nerfs…

Après ces 6 kilo de plat, on attaque la monté vers le point culminant, d'abord sur route puis sur chemin. Ah oui j'oubliais, la paire de yaktrax est avec moi, dans ma main gauche…A la ricaine je vous dis !

 

En arrivant sur les premières portions de neiges je comprends vite que cette putain de paire de chaîne pour chaussures va faire le voyage Saint Etienne-Lyon sans goûter à la neige…

Plusieurs raisons à ça. La première c'est que la majeure partie est en neige relativement fraîche et que chaîne ou pas chaîne ça ne change rien. La seconde c'est que quand tu es en course tu as l'impression que si tu t'arrêtes 30 secondes pour foutre ces chaînes (ou autres) et bien tu vas peut être louper la victoire…Bref, les chaînes sont restées dans ma main gauche.

 

Il faut également que je signale que depuis le kilomètre 5 approximativement, mon orteil central (je ne connais pas son petit nom) me fait un mal de chien. Bref…

 

En 2h45 nous sommes à Sainte Catherine, l'objectif initial était de 2h30 mais bon au vu des conditions c'est pas trop mal. Le passage de ce ravitaillement marquera le début du chemin de croix…Et oui avec ce froid (sans doute aux alentours des –10°C par endroits) on a les muscles des jambes qui ramassent. On s'en rend particulièrement compte lorsqu'on s'arrête 2 minutes à un ravito et qu'on tente de relancer la machine. La neige et le verglas eux, font qu'on est sans cesse en train de récupérer des déséquilibres et ça aussi ça te marque un quadriceps…

 

Bref, je ne vous fais pas le détail de la fin de course mais le mental à turbiner comme jamais. L'abandon qui m'a quand même 2-3 fois trotté dans la tête était finalement difficilement envisageable étant donné que je me pelais déjà bien le fion en courrant alors je n'ose imaginer si j'avais stoppé …

 

La partie la plus critique sera entre Soucieu et Beaunant (du kilo 44 au 57) où la vitesse de pointe n'a pas du excéder les 8-9 km/h. C'est dingue ce que ça met en rogne de se faire déposer par plein de mec ayant encore une foulée convenable…

 

Bref, arrivé à Beaunant, le plus dur est derrière nous, il suffit juste de s'avaler cette maudite cote de Sainte Foy et de descendre sur Lyon. Inconsciemment je me sors alors un peu les doigts et inverse la tendance en reprenant du monde…C'est vachement plus sympa pour le cerveau.

 

Voilà, on entre enfin dans lyon et sur les quais de Saône qui nous emmènent au niveau de la confluence. Mon frère finit par me décrocher, je ne suis plus qu'une boule de nerf, mes pieds me font atrocement souffrir mais je m'en tape, je cavale le plus vite possible et finis par arriver en 7h36 et à la 384 éme place sur 3991 arrivants. Mon frère me devance d'1 minute. Je crois que je viens de battre mon record de décrépitude à l'arrivée d'une course. En comparaison, j'ai trouvé que la CCC qui m'avait quand même pris 16h de course était passée comme une lettre à la poste.

 

Pour finir, je le dis haut et fort, je ne pense pas refaire cette foutue course ! A suivre…

 

Merci à Gildas pour cette première phase de préparation. Prochain gros objectif, le trail de la Sainte Victoire !



Mon frère...




Fatigués ?










07/12/2010
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